Dans le cadre de notre réflexion sur l’environnement choisi cette année par le GESA comme thème principal, je tenais à vous faire part de mes réflexions sur la pollution de notre méditerranée. Ce grave problème est posé depuis 1975. Etudes, rapports et projets ont émergé mais aucune réalisation n’a suivi. Ces études, ces projets indispensables constituent un apport très riche mais il est grand temps de passer à la vitesse supérieure, de la virtualité à la réalisation concrète!
Le13 juillet 2008 pour rendre plus lisible, pour l’opinion, le processus de Barcelone, une Union pour la Méditerranée a vu le jour. Je dis encore et toujours Bravo mais je m’interroge car je voudrais enfin voir non plus des études, des velléités à travers des projets, mais des actions. Nous savons bien que lorsqu’on veut éloigner un problème trop lancinant nos gouvernants créent une Commission qui s’enlise…J’ose formuler l’espoir que ce ne soit pas le cas de l’Union pour la Méditerranée.
La mer méditerranée est de taille moyenne, quasi fermée mis à part les ouvertures de Suez et de Gibraltar, dépourvue de forts courants elle se renouvelle peu. Elle recouvre 0,7% des mers du globe alors que ses côtes au travers des 22 pays qui l’entourent sont offertes à 400 millions d’habitants. Ces caractéristiques font de l’univers méditerranéen un centre très sensible à la pollution, la principale source venant des continents et non des navires qui la traversent ou encore des catastrophes écologiques comme Erika, qui nous consternent.
La méditerranée, d’une rare richesse de biodiversité avec sa densité de végétaux, d’animaux marins, uniques pour certains d’entre eux au niveau de la planète, avec son climat et sa coloration d’un bleu si intense, est un bien précieux que nous devons protéger.
Il me semble indispensable que le financement de projets clairement identifiés de dépollution du pourtour méditerranéen soit le plus large possible. Outre, les apports nationaux, les subventions du nouveau Fonds d’Investissement en faveur de la Politique Européenne de Voisinage ainsi que des fonds privés d’entreprises investissant pour la sauvegarde de l’environnement devraient abonder pour leur mise en œuvre.
La méditerranée est menacée il est urgent que les bonnes intentions du processus de Barcelone deviennent réalités, qu’elles soient portées par l’Union pour la Méditerranée. Celle-ci doit agir vite, répondre enfin concrètement et d’une manière adaptée aux problèmes spécifiques pour maîtriser la pollution de la mer méditerranée. C’est ce que le GESA attend de cette Union.
Renée SOUM
Sources techniques : Le Rapport de Philippe Garo expert associé à la Fondation Méditerranéenne d’Etudes Stratégiques
(FMES)
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