Dans le cadre de son action le GESA ouvre les
pages de son blog pour l'expression citoyenne : aujourd'hui Jean-Claude BERGA de Rivesaltes nous a fait parvenir ce texte, que nous publions.
Le crime du capitalisme, ce n’est pas d’avoir abusé de procédés douteux pour mettre à terre le système bancaire mondial, d’avoir ruiné des millions de propriétaires
américains, de les avoir expulsés de leurs logements, d’avoir plongé dans le chômage et la précarité des millions d’européens , non , toutes ces horreurs ne sont rien en regard de ce qui
constitue le grand crime du capitalisme dont nous sommes à notre corps défendant, travailleurs, chômeurs ou retraités les complices passifs et inactifs. Et ce crime , c’est l’assassinat par la
famine de millions d’êtres humains , de millions d’enfants condamnés à la mort lente et douloureuse, d’un milliard d’humains condamnés à la souffrance quotidienne et affreuse de la faim imposée
par la famine. Et ce crime innommable, pas assez dénoncé , pas assez stigmatisé, surgit par ci par là dans les médias à l’occasion de l’interview de tel ou tel militant engagé avant d’être
pudiquement recouvert du voile délicat des urgences quotidiennes. Ce crime est celui du capitalisme et du marché dont la loi d’airain condamne à ne pas prendre en compte toute demande insolvable
au prix du marché. Pour parler clair, même si vous crevez de faim et même si les autres consomment plus que de raison, si vous ne disposez pas de quoi payer le prix fixé par la loi de l’offre et
la demande, il n’y a rien pour vous et vous pouvez crever.
On peut dire du bien et du mal du marché et du capitalisme, mais dans cette manière de répartir la
nourriture et de satisfaire aux besoins vitaux de l’humanité, il n’y a rien à expliquer, rien à comprendre, c’est ignoble et c’est tout !
On ne peut que crier le dégoût, l’indignation qu’inspire l’abandon aux lois du marché des gens qui crèvent de faim.
Il devrait y avoir un droit mondial garantissant que chacun peut manger à sa faim, boire de l’eau saine, bénéficier d’une éducation et de soins médicaux. Et par conséquent la satisfaction de ces
besoins ne peut relever exclusivement du marché, machine aveugle de répartition inégale mais doit bénéficier de régulateurs puissants mis en place au niveau international.
C’est vrai que la charité internationale existe avec le PAM et autres mais manifestement le minimum qui nous rendrait notre dignité à nous tous reste à construire
!
| Mars 2010 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | ||||
| 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | ||||
| 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | ||||
| 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | ||||
| 29 | 30 | 31 | ||||||||
|
||||||||||